Desserts végétaux : l'offre se renouvelle et se restructure
- Publié :
- Modifié :
- Auteur : Magali MONNIER
C’est la valse des étiquettes au rayon de l’ultra frais végétal. Premières victimes : les spécialités à base de coco. Après avoir vu leur part de marché doubler entre 2019 et 2022 (de 12 à 24 % selon Biotopia Insight), ces dernières ne pesaient plus que 22 % des ventes du segment en juin 2023. Un recul consécutif à la forte rationalisation de l’offre en rayon qui s’est accompagnée d’une diminution de l’assortiment sur cette typologie de produit d’environ 13 % par rapport à l’année précédente. Un record au rayon de l’ultra frais végétal.
De là à dire que l’offre embolisait les frigos des spécialistes, il n’y a qu’un pas… « Il y a eu énormément d’innovations sur la coco ces dernières années. L’offre était devenue trop large par rapport à son poids sur ce segment », précise Lisa Bescond, cheffe de marché pour Grandeur Nature. Forte de ce constat, la marque a arrêté sa référence de riz au lait de coco pour donner davantage de visibilité à sa semoule, dont la nouvelle recette arrive en rayon en cette fin d’année (voir diaporama ci-dessous).
Rationnaliser pour ne pas étouffer, c’est aussi la décision qu’Abbot Kinney’s a été amené à prendre cet été en cessant la commercialisation de son stracciatella et de son yaourt à la grecque pêche-abricot. Pour 2024, la signature se concentre sur une innovation au format snacking. « Il faut avoir une innovation forte qui sorte de l’ordinaire pour rentrer sur le marché végétal car l’offre est déjà très riche », illustre Gaëlle Hauss, cheffe de produit Abbot Kinney’s chez Écotone.
Diversifier les bases de desserts
Sur un marché dont le chiffre d’affaires a fondu en 2022 de 14 % par rapport à l’année précédente, les acteurs se pressent pour proposer à leurs consommateurs de nouvelles recettes. Signe emblématique de cette dynamique, Soon, la toute jeune marque d’Olga vient déjà de revoir son offre à l’épeautre (voir diaporama ci-dessous) ainsi que sa mousse au chocolat, un an après la mise en marché des versions initiales, lancées à grand renfort de communication.
Biocoop, par exemple, a choisi cette dernière pour le lancement de sa première gamme de yaourts végétaux il y a tout juste quelques mois. L’année passée, ces petits segments ont tous recruté de nouveaux consommateurs, estime Biotopia Insight.
Du mouvement sur le segment soja
Le soja n’en demeure pas moins, et de loin, le segment qui génère le chiffre d’affaires le plus important du rayon avec près de 60 % des parts de marché. Acteur historique du segment depuis 25 ans, la société Biochamps a quant à elle fait le choix de ne pas lâcher la proie pour l’ombre et de marquer son territoire. Le fabricant installé à Lézat-sur-Lèze (09) vient en effet de frapper un grand coup avec le lancement de sa nouvelle marque Les Prés d’Ariège (voir diaporama ci-dessous). De quoi chatouiller son concurrent Sojade, leader incontesté du segment.