La stratégie prix payante de Saveurs et Nature
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- Auteur : Amaury Beautru
Une stratégie autant défensive qu’offensive qui porte ses fruits. Chahuté, comme beaucoup d’autres, par la conjoncture difficile que traverse la bio et l’explosion des cours du cacao, Saveurs & Nature a pris le taureau par les cornes. L’entreprise du groupe Rigoni di Asiago a appliqué une baisse de prix faciale de 30 % sur ses tablettes de chocolat. Ce choix, opéré au deuxième semestre 2023, s’est accompagné d’un relifting de la gamme.
« Biocoop et Satoriz ont été parmi les premiers distributeurs à comprendre l’enjeu , note Olivier Cima, dirigeant de l’entreprise vendéenne. Ils sont rejoints par d’autres enseignes. Si nous n’avions pas réagi, nos tablettes se seraient retrouvées à plus de 6 € du fait de l’explosion des coûts des matières premières et d'énergie. »
Chiffre d’affaires multiplié par deux début 2024
Pour retrouver le même niveau de rentabilité, l'entreprise a calculé qu’il lui faudra multiplier ses ventes par trois en 2024. “Chez les enseignes les plus réactives, nous avons déjà doublé le chiffre d’affaires sur les trois premiers mois de 2024 par rapport à l’année précédente”, se réjouit le dirigeant, confiant sur les perspectives à venir.
Numéro trois du rayon derrière Kaoka et Bonneterre, l’opérateur s’imagine ravir la deuxième place du podium sur les tablettes. « Nous attendons les prochaines données Biotopia de juin 2024 pour le confirmer , pondère le dirigeant. Nous savons déjà que notre stratégie permet assurément de redynamiser ce marché atone. »
Mais la concurrence n’est pas non plus restée les bras croisés. Bonneterre a lui aussi opéré des baisses de prix à partir de mi 2023 sur quelques références (pas seulement en chocolat) et de manière épisodique, avec des résultats également prometteurs d’après la marque.
Des barres à moins de 2 €
L’opérateur leader sur le chocolat festif en circuit spécialisé bio tire également un bon bilan de la saison de Pâques. « Nos ventes sont en croissance d’environ 10 % par rapport à l’année dernière », se réjouit Olivier Cima.