Face à la mondialisation de l'alimentation, distributeurs et fournisseurs se remontent les manches pour transformer cet univers de la cuisine du monde. A commencer par le déploiement d'un rayon dédié et de l'offre made in France.
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Auteur : Magali MONNIER
Plus qu’une simple tendance passagère. « Nous sommes face à une transformation profonde et progressive de l’alimentation des Français , expose David Lecomte, directeur insight consommateur chez NielsenIQ. Ces derniers intègrent davantage la cuisine du monde dans leur quotidien. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’accélère du fait de l’arrivée à maturité d’une génération qui a baigné, beaucoup plus que ses aînés, dans une culture mondialisée. » Bien que le profil des acheteurs de la « worldfood » en grande distribution concerne principalement les moins de 35 ans, les séniors s’y intéressent de plus en plus. « Les achats de produits tex mex et japonais ont progressé de 1,2 % et 1,6 % (en volume unitaire) auprès des 50-64 ans au cours de l’année écoulée » , argumente David Lecomte.
Priméal s’attaque à la création d’un rayon dédié
Face à l’essor de cette cuisine du monde, soutenu par la restauration hors foyer, « la grande distribution opère un virage important sur l’organisation de ses points de vente » , constate le panéliste. À commencer par la création d’une zone dédiée. « Aujourd’hui, cet espace est installé dans presque tous les hypermarchés » , souligne-t-il. De quoi inspirer la bio spécialisée. « Cet univers n’émerge pas suffisamment car l’offre est dispersée partout en magasin , déplore Léa Fabregoul, cheffe de produit chez Ekibio. Instaurer une telle implantation, désormais courante en conventionnel, aidera les nouveaux consommateurs bio à s’y retrouver en réseau spécialisé. »
L’enseigne Léopold a d’ores et déjà sauté le pas. « Depuis plusieurs années, nous [...]