Le Synabio officialise le référentiel BioEd pour les points de vente
- Publié :
- Modifié :
- Auteur : Amaury Beautru
Les représentants des enseignes Les Comptoirs de la bio, La Vie Claire, Biomonde Solidarité et Biocoop lors de l’officialisation du référentiel BioEd pour les points de vente, ce lundi 1er décembre sur le stand de la Maison de la bio à Natexpo.
Ce lundi 1er décembre, sur le stand de La Maison de la Bio à Natexpo, le Synabio a officialisé la déclinaison pour les points de vente de son référentiel BioEd pour entreprise durable.
11 ans après l’apparition du label qui distingue les transformateurs de la bio spécialisée, mais aussi les sièges des distributeurs, les magasins pourront eux aussi se mesurer et profiter de la reconnaissance en matière de RSE.
Circuits Bio avait suivi les premières conclusions de l’expérimentation qui s’est effectuée entre juin et octobre de cette année (à relire ici).
Le groupe de travail, constitué des enseignes La Vie Claire, Biomonde, Biocoop et Les Comptoirs de la bio, a donc tranché sur les composantes du référentiel.
Un référentiel fondé sur 6 thèmes et 38 critères
Pour s’adapter aux réalités opérationnelles des commerces, le référentiel reprend l’esprit du label BioED tout en le rendant plus pragmatique. Il se structure autour des six thèmes de la responsabilité sociétale des entreprises, chacun pondéré :
- Gouvernance — 12 %
- Relations et conditions de travail — 18 %
- Environnement — 17 %
- Pratiques d’achat et de vente responsables — 20 %
- Santé, naturalité et transparence des produits — 16 %
- Ancrage territorial — 17 %
Au total, 38 critères sont évalués en année 1, pour un maximum de 1335 points, ensuite convertis en pourcentage.
La méthode distingue trois catégories de critères :
- Ceux incontournables — 12 critères notés sur 60 points (ex. : formaliser les missions de travail sur le critère relation et conditions de travail, ou limiter l’usage des emballages sur le volet environnement)
- Ceux importants — 15 critères notés sur 30 points (ex : rémunérer de façon juste les producteurs, en accord avec les principes du commerce équitable sur le plan des pratiques commerciales)
- Les bonnes pratiques — 11 critères notés sur 15 points (ex : associer pleinement les collaborateurs à la démarche RSE du magasin, pour l’aspect gouvernance)
Certaines thématiques ont été renforcées, notamment : les pratiques d’achat et de vente responsables (délais de paiement, achats bio locaux), l’ancrage territorial (participation aux réseaux locaux, institutions, écoles, hôpitaux, interprofessions…).
À ce stade, aucune note minimale n’est encore fixée pour décerner le label. En revanche, les enseignes et certificateurs se sont accordés sur l’importance d’assurer les points jugés incontournables.
Un dispositif progressif pour faciliter l’adoption
Afin de tenir compte de la réalité des magasins — disponibilité des équipes, profils variés, objectif de continuité commerciale — l’audit se déroule en deux étapes : une mise en conformité sur un premier niveau d’exigences en année 1, puis montée en puissance et approfondissement deux ans plus tard.
La Synadis a profité de l’annonce de lundi pour révéler les affiches qui seront transmis aux commerces labélisés pour communiquer auprès des consommateurs.
Cette officialisation du nouveau référentiel, la deuxième tentative sur le sujet de la part du Synabio, marque une consolidation importante de la RSE dans la distribution spécialisée, longtemps caractérisée par des démarches hétérogènes. Il y a quatre ans, les deux syndicats de la bio (Synadis et Synabio) n'étaient pas parvenus à se mettre d'accord. BioEd fournit désormais un socle commun, auditable et visible pour les commerces.