Les féculents restent une valeur refuge en période de crise
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- Auteur : Léa Lesurf
Baisse de tarifs sur les pâtes
« Les féculents sont un basique de la cuisine qui reste accessible », avance Marylise Roche, directrice marketing d’Ekibio. Plus que jamais, les protagonistes concentrent leurs efforts sur cette promesse. Pour ce qui est des pâtes, les bonnes récoltes de blé dur en Europe l’an passé ont permis un recul du prix d’achat des matières premières. Plusieurs acteurs s’engagent ainsi à baisser leurs tarifs en dépit des coûts toujours élevés de l’énergie et des emballages.
et communication chez Markal.
En quête d’alternatives sur le riz
La conjoncture est plus complexe sur le riz, du fait des effets cumulés des mauvaises récoltes, de l’explosion des coûts liés au fret maritime ou encore des tensions géopolitiques (lire encadré). Le riz basmati par exemple, variété star cultivée dans la région du Pendjab en Inde, a vu ses prix doubler depuis la crise sanitaire ! De quoi pousser les protagonistes du secteur à chercher des filières alternatives au Pakistan ou au Cambodge. Ces riz parfumés, lancés en 2023 par Markal et cette année par Priméal, affichent des tarifs particulièrement compétitifs, à moins de 3,70 € le kilo, quand les autres références de riz asiatiques les moins onéreuses en magasin bio dépassent allégrement les 5 € le kilo (voir l’encadré ci-dessous).
D’autres solutions émergent dans l’objectif d’afficher un prix facial plus attractif. En valorisant les grains issus des écarts de triage, le riz concassé de la marque Autour du Riz a fait coup double l’an passé en proposant une référence à la fois économique et anti-gaspillage , à seulement 2,15 € le paquet de 400 g. Quant à Naturalia, l’enseigne propose un paquet de riz basmati avec un grammage réduit à 750 g afin d’afficher un prix unitaire de 4,15 € seulement.
Les engagements toujours présents
La recherche d’accessibilité n’entrave toutefois pas la volonté des opérateurs de maintenir leurs engagements environnementaux et sociétaux. Markal vient ainsi de labelliser 16 références de riz thaï et basmati en commerce équitable. Tandis que l’ensemble de son offre de féculents bascule sur des emballages papier. « Les consommateurs ont besoin de sens et de cohérence », affirme Virginie Yver, ajoutant que la marque a absorbé une grande partie de la hausse des coûts liée à ces améliorations. Dans le sillage d’ Autour du Riz qui a lancé une référence « sobre en eau » l’an passé, Priméal annonce à son tour cette promesse sur la totalité de sa gamme. « Grâce au programme équitable, nous avons aidé les producteurs de nos filières à niveler les sols », explique Marylise Roche. Une avancée agronomique qui permet d’utiliser moins d’eau et d’améliorer les rendements. Sur les pâtes, le leader de la catégorie entend pousser l’origine France dans les rayons. « Les consommateurs recherchent des prix accessibles mais aussi du local », affirme la responsable.