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Le Fourgon bientôt présent dans 57 Chronodrive

Le spécialiste de la consigne livrée à domicile a vu son chiffre d’affaires s’accroître de 60 % et dépasser les 20 millions d’euros. Après un rapide test initié en octobre, Le Fourgon déploie son partenariat avec Chronodrive. Bilan 2024 et projets 2025.
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  • Auteur : Amaury Beautru
-Le Fourgon

Le Fourgon vient de boucler une nouvelle levée de fonds. La start-up spécialiste de la consigne a réuni 8,2 millions d’euros auprès de ses principaux investisseurs (5,7 M€) et sur la plateforme Lita.com (2,5 M€) pour poursuivre son développement. A trois ans et demi, l’entreprise poursuit sa croissance. En 2024, son chiffre d’affaires a progressé de + 60 %, pour atteindre 25 M€ selon nos estimations. Le Fourgon a permis d’éviter l’utilisation de 25 millions de bouteilles et contenants à usage unique l’an passé, contre 13,7 millions un an plus tôt et 8,7 millions la première année.

Elle doit sa dynamique à l’accroissement de sa clientèle (65 000 à ce jour) et à la fidélisation de celle-ci. « Nos clients élargissent de plus en plus leurs achats vers d’autres catégories , analyse Charles Christory, cofondateur. L’an passé, nous avons étoffé notre offre en épicerie et maison, en particulier sur l’hygiène. Sur les boissons nous sommes à maturité. » Le distributeur aligne aujourd’hui 2 500 codes, contre 180 à son lancement. Avec toutefois une forte aspérité locale.

Cet alourdissement des paniers dopé par l’offre et la quête de rentabilité sur la livraison, ont incité Le Fourgon à faire évoluer ses conditions d’achats. « Nous avions démarré par une livraison gratuite sans minimum de commande pour libérer l’usage et en sachant que nous le ferions à perte , rappelle Charles Christory. Le passage à 20 € minimum adopté l’an passé a constitué un premier palier vers celui de 40 € appliqué depuis le début de l’année. » Parmi les remontées clients suite à cette décision, un tiers de mécontents quittent le service. Les autres acceptent finalement l’effort au nom de la pérennité du service et remplissent donc plus leur panier ou payent les 3 € de frais de port inhérents. Avec cette nouvelle contrainte, Le Fourgon parvient à l’équilibre économique sur une partie de ses bases logistiques, sans toutefois y appliquer les frais de fonctionnement du siège. 

Charles Christory
Charles Christory, cofondateur de Le Fourgon.

« En France, le plus dur c’est de faire changer les habitudes des consommateurs, analyse Charles Christory. Pour rendre la consigne accessible à tous, nous devons nous mettre sur leur route. » Pour cette raison, son entreprise accélère avec Chronodrive. Les deux enseignes ont noué un partenariat qui a démarré en octobre à deux adresses :  à Marcq-en-Barœul (59) et Le Haillan (33). Il est progressivement étendu à tous les points de retrait. D’ici la fin du premier semestre, 57 drives du groupe Auchan auront référencé des produits en consigne fournis par Le Fourgon, dont sa marque propre. Les sites marchands de Rennes, Nantes et la petite quinzaine de Chronodrive du Nord (59) ont déjà intégré l’offre.
Cette année, Le Fourgon prévoit d’étoffer encore son maillage de la France en propre. Sans ouvrir de nouvelle base, le distributeur vise 2 800 villes desservies, contre 2 500 aujourd’hui. « Nous opérerons désormais des tournées plus larges autour des entrepôts , explique Charles Christory. Ainsi Dinard, Dinan et Saint Malo pourront être livrés par la base de Cesson-Sévigné, en périphérie de Rennes. » Le service est ainsi en cours d’installation à Vannes et Tours par exemple.

Un test en frais fin 2025

Parmi les autres projets de 2025, le distributeur étudie toujours un élargissement de son offre, en particulier sur l’épicerie et la maison. « Nous sommes régulièrement interpelés par nos clients pour élargir l’offre, notamment sur le papier toilette , note Charles Christory. Mais je suis très attentif à ne pas dévier de notre mission première, proposer des solutions consignées. » Sur le frais en revanche, les questionnements devraient conduire à un test dès cette fin d’année. « C’est une catégorie sur laquelle nous sommes aussi souvent sollicités par nos clients, notamment les fruits et légumes », conclut Charles Christory.
 

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