[Vidéo] Biocoop Vert’Tige au coeur du marché couvert de Lille (59)
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- Auteur : Magali Monnier
Un magasin atypique. Sous les 2 500 m² de halles couvertes du quartier Wazemmes de Lille (59), Biocoop Vert’Tige occupe un « stand » de 82 m². « Nous sommes arrivés en 1989 sur une surface de 12 m² , raconte Benoît Canis, agriculteur et gérant de trois points de vente Biocoop Vert’Tige. En 2003, nous avons ensuite migré vers cet espace plus grand et nous sommes devenus sociétaires Biocoop. »
La moitié de la surface de vente est occupée par les fruits et légumes qui génèrent 54 % du chiffre d’affaires. Pour le reste, Benoît Canis a sélectionné « l’ultra-essentiel ». L’épicerie pèse un quart des ventes, les produits frais 20 %. Le non alimentaire couvre le strict minimum (un gel douche, un shampoing, un produit vaisselle, etc.). Au total, 1200 références sont proposées sur les étagères. Le petit espace dispose tout de même d’une offre de boulangerie et d’un rayon fromages à la coupe. « Aucune fromagerie bio ne s’est installée sous les halles, nous proposons donc cette offre , justifie Benoît Canis. À l’inverse, nous n’avons pas de viandes car un collègue producteur possède son stand de boucherie bio juste en face. »
45 % des fruits et légumes vendus sont issus d’agriculteurs locaux, dont au moins la moitié en « ultra local ». Benoît Canis gère sa propre ferme 15 km plus loin, à Wavrin. Il y cultive cinq hectares en maraîchage et emploie cinq équivalents temps plein (ETP). 95 % de sa production est valorisée localement, dont 85 % au sein de ses trois points de vente. La coopérative Norabio, un des groupements de producteurs de Biocoop, distribue le reste dans la région mais aussi au national. Les poireaux, topinambours, choux, etc. tout juste sortis du champ sont livrés au magasin par Benoît Canis cinq fois par semaine en fourgonnette électrique. Dès avril, les salades font leur apparition sur les étals puis des tomates ou encore des concombres complètent l’assortiment en été.
Les fr uits et légumes en vente assistée
Le gérant a mis en place un système de vente assistée pour ses fruits et légumes. « C’est à la fois une vitrine et un espace de communication privilégié avec nos clients », présente Benoît Canis. En semaine, tous les paniers en contiennent. Contrairement au week-end où certains acheteurs viennent pour du dépannage. « Nous devons ouvrir le dimanche matin car nous sommes installés dans un bâtiment municipal », précise Benoît Canis. Le magasin génère 400 tickets en moyenne sur cette matinée.
Cette organisation ainsi que la vente assistée nécessitent plus de temps de travail. 8,5 ETP oeuvrent au stand de Wazemmes. « Si nous ne possédions que ce magasin, ce serait compliqué d’être rentable », avoue Benoît Canis. Ce dernier dirige un autre commerce de 135 m² sur sa ferme et un troisième « plus classique » de 140 m² à 600 m des halles. « Cela nous permet de trouver un équilibre et de répartir le temps de travail entre salariés afin de bénéficier d’un week-end de repos par mois », explique le gérant. Ses trois magasins regroupent 20 ETP et génèrent 4,3 M€ de chiffre d’affaires.