Les distributeurs bio s’exposent au Salon de l’Agriculture à Paris
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- Auteur : Amaury Beautru
« Entre Lidl et Mc Donald’s, nous avions toute notre légitimité », estime Christelle Le Hir, présidente du Synadis Bio et directrice générale de La Vie Claire. L’idée née il y a un an de réunir la distribution spécialisée bio au Salon de l’Agriculture s’est concrétisée ce samedi 22 février à l’ouverture du parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris.
Il y a quelques années, quand la croissance était opulente, cette initiative n’aurait probablement pas abouti. Idem quand le secteur était en crise. Maintenant que les commerces bio retrouvent le chemin de la croissance, une prise de parole collective semble opportune. Surtout lorsque la bio est à la fois chahutée en politique comme ce début d’année, et l’une des solutions pour répondre aux maux de notre planète.
C’est dans le très prisé hall 1, celui des races bovines, porcines et ovines, que le Synadis a réservé un modeste stand où cohabitent 13 logos, classés par ordre alphabétique : Accord bio, Biocoop, Biomonde, Bio&Co, La Fourche, GVA, La Vie Claire, L’Eau Vive, Les Comptoirs de la bio, Marcel & fils, Naturalia, NaturéO et Satoriz. Ne manquaient sur le salon, parmi les principaux distributeurs bio, que So.bio, Bio c’Bon et Greenweez. Ceux-ci appartenant au groupe Carrefour, non membre du syndicat. L'entreprise dirigée par Alexandre Bompard n’expose d'ailleurs plus au Salon de l’Agriculture depuis 2014, mais Benoît Soury, son directeur du marché bio était bien présent, au moins lundi, sur le stand de l’Agence Bio.
Ailleurs, le bio se fait discret
A l’emplacement 1K137 du Synadis Bio, pas de grande salle de conférence ni de box pour des rendez-vous professionnels. Juste une petite remise pour le stock et les effets personnels des personnes présentes pour animer l’espace. Le reste du stand est consacré à la découverte avec une cuisine et un espace quizz, ainsi qu’à la discussion avec des mange-debout. Un atelier maquillage pour les enfants est aussi proposé.
Ce qui peut bloquer, c’est le budget
L’espace du Synadis a beau être enclavé entre les énormes modules de Lidl ou encore Mc Donald’s, sur un bord au fond du bâtiment et par définition un emplacement moins passant, il attire la foule. Dès lors qu’une dégustation est proposée, l’estrade est assaillie de consommateurs.
Delphine Meron, déléguée générale du Synadis Bio, sait déjà que l’expérience sera renouvelée l’an prochain. « Ce qui peut bloquer, c’est le budget, mais c’est mon rôle de le retrouver. »