Légumes en conserve : la brique carton se fait une place
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- Auteur : Magali Monnier
10 % moins chères au kilo
Toutes vantent les atouts de cet emballage. « Ce format facilite la mise en rayon, évite la casse et permet de gagner 30 à 40 % d’espace en linéaire par rapport aux boîtes métal , explique Tiphanie Verger, responsable du sourcing chez Elibio. Et, nous casons 18 % de produits supplémentaires sur une palette. » Une optimisation logistique qui se répercute dans les prix de vente finaux. Pour les quatre références converties à ce conditionnement, la marque réservée aux distributeurs bio indépendants a baissé son tarif au kilo de 10 % en moyenne sur le poids net égoutté. Et ce malgré une légère réduction de format (les légumineuses passent de 400 g à 380 g en poids brut). Elibio s’est positionné autour d’un euro la brique. Jardin Bio etic a baptisé sa gamme « sélection bio malin » et met en avant son prix compétitif proche des 2 € (pour un poids net égoutté équivalent à Elibio).
Une date de durabilité minimale réduite
Seul inconvénient identifié pour cet emballage, la réduction de la date de durabilité minimale (DDM). Chez Valfrutta, elle est passée de trois ans à deux ans et demi pour ses tomates. Pour Elibio et Rapunzel, l’écart monte à un an. Côté recyclabilité, « les filières de tri et recyclage sont en plein essor sur ce type d’emballage au niveau européen », assure Tiphanie Verger. En 2023, Citéo estimait à 64 % le taux de collecte pour recyclage des briques alimentaires en France. Un chiffre en progression d’années en années.