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Vrac et réemploi en magasin : des idées inspirantes et des maladresses à éviter

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  • Modifié :
  • Auteur : Magali MONNIER

Comme si vous y étiez. Circuits Bio dresse le bilan de ses visites en magasins bio au cours desquelles le rayon vrac et le système de consigne ont été passés à la loupe. Bien que le réseau spécialisé bio dispose d’un temps d’avance sur la grande distribution, les basiques sont encore loin d’être acquis dans certains points de vente. L’affichage est quelques fois rudimentaire ou peu cohérent, l’expérience d’achat s’avère parfois complexe voire semée d’embûches. À l’inverse, nombre de magasins font preuve d’initiatives inspirantes, qui mériteraient d’être plus largement déployées. Retrouvez notre sélection en photos. 

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Valoriser l’écart de prix  avec l’emballéApposer une étiquette « existe en vrac » sur les produits emballés, c’est bien. Indiquer « moins cher en vrac », c’est mieux. La compétitivité prix étant un atout non négligeable du rayon
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Des bocaux  inaccessiblesCertaines enseignes, comme La Vie Claire ou Biocoop, proposent des bocaux gradués facilitant l’expérience de remplissage. Si l’idée est bonne, la mise en œuvre en magasin devrait aller de concert. Ici, ces bocaux sont bloqués derrière les trémies, les rendant inaccessibles.
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Valoriser la compétitivité prix du vrac Pour aller plus loin que l’étiquette « moins cher en vrac » au rayon emballé, ce Biocoop de Ploeren (56) vante l’attractivité prix de son rayon vrac : « 53 références moins chères de 35 % ». Pour pousser le curseur, les silos des produits concernés pourraient être signalés. 
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Une remise  de 5 % pour  utiliser ses propres contenantsL’affichage incitant le consommateur à apporter ses contenants n’est pas encore systématique. Non seulement ce commerce l’indique mais il offre de surcroît 5 % de remise aux clients qui sautent le pas. L’opération était mise en place pour le mois du vrac mais pourrait être réitérée voire permanente, avec pourquoi pas une remise fixe de 5, 10 ou 20 centimes.
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Être cohérent sur l’affichage  des prixUne même unité de besoin, deux affichages de prix différents. Les flocons d’avoine indiquent un prix au kilo quand le voisin, aux cinq céréales, l’annonce aux 100 g. Si l’usage des deux méthodes fait sens au sein du même rayon en fonction des tarifs des produits, elle perturbe l’expérience d’achat sur des codes proches.
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Un petit ustensile qui change toutQui ne s’est jamais retrouvé à remplir un bocal au diamètre plus petit que l’ouverture de la trémie ? Cet entonnoir mis à disposition des clients facilite le remplissage des contenants et évite de renverser du produit. Service + propreté, le combo gagnant.
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Une bonne idée mal mise en œuvreAfficher un guide des temps de cuisson des produits proposés en vrac est une bonne initiative. Mais coincer le poster derrière le meuble et le rendre illisible gâche tout.
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Simplifier le retour des bouteilles consignéesL’opérateur de réemploi Haut la Consigne montre une photo des contenants consignés afin qu’ils soient facilement identifiés par le client. L’entreprise a aussi développé un meuble pour empiler plusieurs casiers de façon à occuper moins d’espace au sol et être plus visible des clients.
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Inciter à recharger ses produits Placer les recharges juste à côté du produit dans son emballage d’origine facilite la comparaison des prix. Celui du dentifrice en vrac est d’ailleurs affiché pour 75 ml (soit la contenance du flacon) et non au litre, évitant ainsi aux clients de faire le calcul. L’écart d’un euro saute aux yeux.
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Oser des produits originaux mais avec pédagogieDu xylitol ou du psyllium en vrac ? Pourquoi pas mais alors l’affichette qui décrit ces produits peu communs s’avère indispensable. 
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Ne pas oublier la balanceSe souvenir du code du produit, se repérer parmi différentes variétés, tarer son contenant, etc. L’expérience avec la balance peut vite tourner au parcours du combattant. Classer les codes par catégories de produits peut aider à s’y retrouver plus facilement.
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Quand le vrac reste en sacPlusieurs magasins, comme ce Comptoirs de la Bio à Vannes (56), proposent des sacs destinés à remplir les silos vrac vendus entiers (de 2,5 kg à 5 kg). Ici, un espace dédié a été créé et met en avant une économie de 10 % sur ces gros volumes. Sans oublier, le gain de temps de manipulation pour l’équipe en magasin.
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Soigner l’affichagePriméal et Beendi (toutes deux distribuées par Ekibio) ont développé des étiquettes à coller sur le silo afin d’apporter des éléments que les consommateurs retrouvent habituellement sur les emballages, à savoir la marque et les instructions de préparation. Les équipes du magasin Biocoop de Ploeren (56) ont poussé le curseur en affichant aussi les informations nutritionnelles.
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Un rayon à animerA l’instar de l’emballé, le vrac mérite d’être animé. Une pratique peu courante qui mène à des rayons figés, monotones. Pour une promotion, une nouveauté, utilisez des stickers, ou mieux des crayons effaçables, sur le silo. Sans oublier les dégustations ou les mises en avant ponctuelles à côté de la balance pour inciter à l’impulsion.
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Une tireuse à kombucha en libre-serviceLa marque Goodsy, basée à Houplines (59) dans les Hauts-de-France, vend son kombucha en vrac. Les clients peuvent remplir leur propre bouteille ou en acheter une. Le Biocoop de Montrouge (92) propose le contenant vide d’un litre à 2 € et la boisson à 5,95 € le litre.
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Avertir les clientsUn écriteau « Attention débit fort » est apposé sur certains silos du magasin indépendant Alré Bio, à Auray (56). L’objectif : aider les clients à mieux doser, éviter les sachets trop remplis … et les abandons en rayon. En s’assurant un espace plus propre.
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Se servir en fromage ?Au Biocoop La Coumpagnié La Pioline, à Aix-en-Provence (13), ce bac froid interpelle. Dedans, des fromages nus, sans emballage. A côté, une petite pelle et du papier alimentaire. Autour, pas un employé. Un doute, le client doit/peut-il se servir ? Aucun affichage ne précise la marche à suivre. Le fromage en vrac, ce n’est pas commun !
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Préparer des contenants déjà remplis… ou pas ?Pour satisfaire les clients pressés ou réfractaires à l’idée de se servir soi-même, ce magasin Comptoirs de la bio remplit des petits contenants (en plastique) déjà pesés et les dispose sous les silos vrac. Si l’idée semble intéressante pour séduire une certaine cible, elle remet en question l’objectif initial du vrac qui est de réduire ses emballages.
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Bien identifier les produits consignés en rayonPlus visible que le logo du réemploi sur la bouteille, le tour de prix pour signaler les contenants consignés simplifie grandement l’expérience client. Ici la signalétique est limpide, en expliquant que l’emballage sera lavé et réutilisé.

 

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