L’Ademe va expérimenter une carte pour réduire le prix des courses responsables
A Angers, l’Agence de la Transition Ecologique testera prochainement sa Carte Verte, un moyen de paiement qui permet de profiter de 20 % de réduction sur le prix des produits responsables, notamment bio.
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Auteur : Amaury Beautru
300 personnes triées sur le volet bénéficieront d’une remise systématique de 20 % sur leurs achats responsables. Ils seront les testeurs de la Carte Verte, mise en place par l’Ademe, en région angevine. L’objectif de ce dispositif est "d’accompagner la réduction de l’empreinte environnementale du panier du quotidien du citoyen." Pour cela, il cherche à lever la contrainte du prix.
Les inscriptions pour faire partie des cobayes sont désormais closes. Pour l’heure, l’organisation est en train de sélectionner les candidats.
Aucun critère de condition de revenus n’était fixé pour postuler, mais plutôt une promesse à se soumettre aux enquêtes et aux contraintes techniques de l’étude. En échange de ce « bon plan » gratuit, chaque participant s’engage à lier sa carte bancaire à l’application mobile Carte Verte et à partager ses données de consommation. Au passage en caisse, pour des achats alimentaires, mais aussi d’entretien ou d’hygiène, le bénéficiaire ne payera que 80 % de la note. Les 20 % restants sont financés par l’Ademe. L’aide est toutefois plafonnée à 80 € par mois calendaire.
20 magasins concernés
Les participants devront également effectuer leurs emplettes dans les points de vente éligibles. Pour cela, ces derniers doivent détenir un assortiment à 90 % bio, « ou équivalent ».
Cela représente vingt magasins à Angers et sa proche périphérie : Beaucouzé, Avrillé, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Mûrs-Erigné, Loire-Authion, Les Ponts-de-Cé. Il s’agit principalement de commerces bio (Biocoop, Naturéo, indépendants), mais aussi de marchés bio, de magasins de producteurs, d’épiceries vrac et d’une boulangerie. Les points de vente sont actuellement en train d’être reliés au dispositif.
L’expérimentation devrait durer six mois, soit un budget de 144 000 € pour l’Ademe (hors frais de fonctionnement) si le dispositif est exploité à son maximum par les bénéficiaires. L’organisme précise que si le test venait à être pérennisé, il le serait par d’autres sources de financement.